Les Miracles du Bazar Namiya

de Keigo Higashino
ed. Acte Sud

En 2012, après avoir commis un méfait, trois jeunes hommes se réfugient dans une vieille boutique abandonnée dans l’intention d’y rester jusqu’au lendemain. Mais tard dans la nuit, l’un d’eux découvre une lettre, écrite 32 ans plus tôt et adressée à l’ancien propriétaire. La boîte aux lettres semble étrangement connectée aux années 1980. Les trois garçons décident d’écrire une réponse à cette mystérieuse demande de conseil. Bientôt, d’autres lettres arrivent du passé. L’espace d’une nuit, d’un voyage dans le temps, les trois garçons vont changer le destin de plusieurs personnes, et peut-être aussi bouleverser le leur. Un miracle de roman fantastique, émouvant et profondément humaniste.

J’ai lu ce livre en version anglaise, la vf sortant à la fin du mois. J’étais impatiente. La couverture absolument magnifique, le thème, ce lieu à la lisière du temps, tout m’attirait dans ce roman et avec raison. Je l’ai dévoré.

Tout commence donc par ces trois voleurs qui se retrouvent, le temps d’une nuit, dans une petite boutique abandonnée. Ils vont très vite se rendre compte que ce lieu est en lien avec le passé et a un agenda bien à lui. En effet, il y a 32 ans, l’ancien propriétaire s’amusait à répondre à n’importe quelle question/problème qu’on pouvait lui poser. Les gens lui écrivaient des lettres et lui leur répondait du mieux qui le pouvait. Plusieurs destinés vont ainsi se croisaient sur ces 3 décades, traversant un Japon en pleine évolution et crise.

J’ai adoré la façon très habile de Mr Higashino d’entrecroiser les différentes lignes de vie de ses personnages pour nous donner à la fin une vision globale de son oeuvre. Chaque lettre envoyée, chaque choix qui en découlera va impacter l’ensemble de la toile à petite ou grande échelle. L’auteur nous montre ainsi à quel point nous sommes tous lier et que même un tout petit voleur sans grand ambition peut changer des vies pour le mieux.

Ses personnages sont très touchants, très humains confrontés aux problèmes d’une société japonaise en mutation : la famille, le sacro saint devoir, l’héritage, le regard de la société versus ses propres envies/passion/convictions. Ils m’ont ému aux larmes, surtout Yugi Namiya, le vieux propriétaire. Il y a beaucoup d’amour et d’empathie dans cette oeuvre, enrobée d’une retenue toute japonaise :D. J’ai vraiment aimé passer une nuit dans ce bazar et je ne peux que vous inviter à y faire un tour.

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